‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 40 sur 539 · Bell. Vand., p · texte numérisé non relu

Bell. Vand., p

8. D'autres traoBportatioos forent faites par ordre de Solomon {Bell. Vand., p. 493) : même les femmes fareat chassées. L*Anonyme de Ravenne (éd. Pinder-Parthey, p. 162) montre les restes des Vandales réfugiés en Tingitane. Pourtant on tronye encore des Vandales en Afrique en 546 {BelL Vand., p. 523, 527).

maient qu'une faible minorité. Il était tout autrement important de se concilier les bonnes dispositions de Télément romain. On a vu avec quelle faveur, dès le début de l'expédition, les populations des villes et des campagnes avaient accueilli Tarmée byzantine ; elles saluèrent avec une joie sans mélange le triomphe définitif de Justinien, et pour elles, le rétablissement de Tautorité impériale fut considéré — et non pas seulement par métaphore — comme le point de départ d'une ère nouvelle ^ Le clergé catholique surtout, qui avait tant souiTert des persécutions vandales durant ce la violente captivité de cent années » *, exultait d'allégresse, et les évêques réunis en 534 au concile de Carthage exprimaient en termes enthousiastes leur bonheur d'être de nouveau soumis à l'empire orthodoxe '. Il était facile d'entretenir ces sentiments de dévouement : pour le faire, la piété de Justinien se trouvait d'accord avec son intérêt. Aussi combla-t-il de ses libéralités rÉglise africaine* : dès 534 ^, un édit ordonna de restituer aux établissements religieux de tout le diocèse d'Afrique les domaines qui leur avaient été injustement enlevés, de les remettre en possession des édifices du culte, de leur faire rendre les vases et les ornements sacrés dont ils avaient été dépouillés, et les autorisa à revendiquer en justice tous les biens usurpés sur eux par des particuliers *. En même temps, tous les privilèges accordés par le Code aux églises métropolitaines étaient conférés à l'évèque de Carthage^: toutes les églises de son diocèse devaient jouir du droit d'asile, toutes légitimement recevoir des legs et des donations ^ Mais surtout l'empereur s'appliqua à satisfaire les longues rancunes et les haines profondes que le clergé catholique nour-

1. C. /. L.j VUI, 5262. Cf. Sabatier, Monnaies byzantines, I, 190.

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