‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 41 sur 539 · Nov · texte numérisé non relu

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rissait contre ses persécuteurs : tous les dissidents^ ariens, juifs, donatistes et païens, furent traités avec la dernière rigueur. Non seulement leurs prêtres furent chassés des églises, et interdiction leur fut faite d'administrer les sacrements, mais encore leurs adhérents furent exclus de toutes les charges publiques, et la conversion même ne leur ouvrit point Taccès des magistratures '. L'exercice de tout culte hérétique fut soigneusement proscrit; les temples ariens, les synagogues furent transformés en églises catholiques ; les conciliabules secrets même furent interdits, a attendu qu'il est absurde de permettre à des impies Taccomplissement de cérémonies sacrées*. » Ainsi Justinien prouvait à Dieu sa reconnaissance et montrait qu'il savait « venger les injures de rÉglise. » Aussi, lorsque reprenant les pieuses traditions d'autrefois, les évèques de la Proconsulaire, de la Byzacène et de la Numidie se réunirent en 534, au nombre de deux cent vingt, en un concile solennel à Garthage', ils purent exprimer au pape Agapet la joie presque sans mélange que leur causait le rétablissement de l'autorité impériale* ; et en leur nom le Souverain Pontife félicita Tempereur du zèle qu'il déployait « pour l'accroissement du peuple catholique » et de la piété qui faisait, partout où s'étendait Tempire, prospérer tout aussitôt le royaume de Dieu *.

Les populations romaines ne furent pas traitées avec moins de faveur. Non seulement Justinien voulut que la capitale de l'Afrique reconquise, dotée de « privilèges impériaux% » prît en son honneur le nom de Carthago Justiniana; mais il accorda à ces victimes de la tyrannie vandale de plus efficaces satisfactions. Une pragmatique sanction de 534 autorisa les Africains à revendiquer^ pendant une durée de cinq années,

t. Nov. 37,3, 6, 7; Procope, Bell. Vand., p. 471.

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