d., p. Li et LXLV
4. Id., p. 34. A la vérité, Sétif est mis par Tauteur en Namidie et Rusuccuru seul figure en Maurétanie première. Mais la Maurétanie première étant au temps de Procope identique à la Sitifienne, et Sétif étant resté byzantin, il serait étrange que ce nom eût été entièrement détourné de sa signification primitive pour être uniquement appliquée aux débris de la Césarienne. Il vaut donc mieux, avec Gelzer (p. xxxi), admettre une transposition dans le manuscrit.
SOUS rautorité suprême du préfet d'Afrique '. Ainsi^ en apparence tout au moins, rien n'était changé dans la liste des provinces telle que Justinien l'avait jadis établie : comme en 534, on y voyait figurer encore, à côté de la Proconsulaire, de la Byzacëne, de la Numidie, deux gouvernements de Maurétanie; et de cette sorte, aux yeux des basileis si soucieux de ne sembler consentir aucun abandon de territoire, l'honneur pouvait paraître sauf. Mais en fait, ce n'était là qu'une trompeuse équivoque : en fait la Césarienne était si complètement perdue que sa capitale même, Gaesarea avait échappé aux mains de Byzance'; en réalité, malgré la similitude des noms, c'était une Afrique nouvelle qui se constituait. Les empereurs de la fin du vi^' siècle avaient perdu tout espoir de réaliser jamais les rêves ambitieux de Justinien ; ils ne pensaient plus réussir à occuper, au moins directement, toute l'immense étendue de l'ancienne Afrique romaine : une répartition nouvelle des territoires devait être la conséquence nécessaire de cette modestie de sentiment. En Italie, à peu près vers la même époque, l'invasion lombarde, en brisant violemment les anciens cadres des provinces, en avait rapproché les débris en des groupements nouveaux, pour la protection desquels le gouvernement impérial avait dû prendre des mesures énergiques* : en Afrique des nécessités assez analogues produisirent de semblables résultats. Puisqu'on n^avait pu parvenir à entamer sérieusement la Césarienne, ne valait-il par mieux, au lieu de conserver à tout prix à cette province une existence illusoire, en rattacher les lambeaux au gouvernement plus effectif et plus solide de Sitifienne? Puisque aux extrémités de l'Occident, un groupe de territoires subsistait, isolés du reste du pays by-
1. Georg. Cypr., p. 34. Cf. t6td., p. xxxi-xxxii. De là vient peut-être le nom de Maurétanie Gaditane, qae TAnonyme de Ravenne (p. 162) applique a cette région.
2. Du moins elle manque dans la notice. Cf. p. xxzi. Quant à l'extension du pays byzantin da côté de la Maurétànie (p. xxx), j*ai déjà discuté ailleurs Thypothëse de Gelzer.