‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 423 sur 539 · Neues Archiv, XV, p · texte numérisé non relu

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6. Il est certain que les exarques d'Italie et d'Afrique furent institués dès Je début du règne de Maurice. Or, en 589-590 le commandant en chef de l'armée d'Espagne s'appelle encore magister militum Spaniae (C. /. L., II, 3420). Si donc Texplication de Mommsen était la vraie, on verrait mal pourquoi ce personnage aussi ne s'appelle point exarque.

personnage, un titre plus relevé a para indispensable ^ En tout cas, àTorigine, le caractère essentiellement militaire deTexarque parait indéniable ; l'administration civile, théoriquement du moins, demeure absolument en dehors de sa compétence. Mais, en fait, à Tépoque où nous sommes, l'intervention de l'autorité militaire dans les affaires civiles devient, pour les raisons que nous avons dites, de jour en jour plus inévitable* ; etsidans l'institution primitive n'apparaît point, officiellement, la combinaison des deux pouvoirs, en fait, par son rang hiérarchiquement supérieur, par l'importance croissante qui s'attache à ses attributions, Texarque arrive bien vite à exercer un contrôle effectif sur l'administration civile *, et il finira par considérer le préfet « moins comme un collègue que comme un subordonné » \ En fait, quel qu'ait été le point de départ, le résultat final est certain : en Afrique comme en Italie, l'exarque est devenu très rapidement le représentant suprême de l'autorité impériale, le gouverneur général de la province, un véritable vice-empereur*.

Voilà, dans le régime administratif établi par Justinien, un premier et grave changement. Regardons, un degré plus bas, ce qu'il est advenu de Tadministration provinciale. Sans doute, ici encore, comme dans Torganisation du gouvernement central, nous rencontrons, à côté des administrateurs militaires, des fonctionnaires civils *. La Notice de Georges de Chypre montre l'Afrique partagée, sous la haute autorité du préfet du prétoire, en éparchies ou gouvernements civils^; à la tète de ces circonscriptions, la correspondance de Grégoire le Grand mentionne à plusieurs reprises des judices*; et si ce

1. Hartmano, Unlersuch. z, Gesch. derbyz. VerwalL in Italien,p. 9, 28;Diehl, Exarchat, p. 17-18.

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