Greg., 1, 74; 4, 24, 26; 5, 38; U
Lk CRÉATION DE L*EXARCHAT 415
terme, d'une signification un peu vague, peut, dans certains cas, laisser place à l'incertitude ^ il est incontestable pourtant que, dans Tune au moins des provinces du diocèse africain, en Sardaigne, le praeseSy représentant de l'autorité civile, a jusqu'à l'année 627 au moins, subsisté à côté du dux investi des pouvoirs militaires ^ Donc l'administration civile a duré en Afrique de même que le préfet qui en était le chef: mais si nous examinons d'autre part, dans cette même Sardaigne, quels sont les rapports et les attributions respectives du praeses et du duc, nous constatons ici une situation assez analogue à celle où le préfet se trouve vis-à-vis de l'exarque. Non seulement les magistri militum qui remplissent les fonctions de duc de Sardaigne dirigent, ainsi, qu'il est naturel, tout ce qui concerne la guerre ou la diplomatie •, mais encore ils interviennent dans l'administration ordinaire de la justice et jusque dans les affaires de finance. S'agit-il d'un testament dont on conteste la validité, c'est au duc, non dMpraeses^ que le pape recommande la cause, lui demandant de veillera faire respecter le bon droit*. C'est le duc qu'on voit mêlé aux procès concernant les personnes ou les biens d'Église'; et quoique l'administration civile semble avoir gardé parmi ses attributions le soin de répartir les impôts', le duc pourtant parait avoir qualité pour déterminer les redevances et corvées des sujets, puisqu'on lui reproche, précisément en celte matière, de mal tenir compte des intentions bienveillantes de l'empereur'. Sans doute, on peut croire que dans les agissements du duc deSardaigne il y a plus souvent usurpation de pouvoir qu'exercice légal d'une compétence administrative : Grégoire le Grand luimême constate que certains actes de ce personnage sont « con-