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perfidie naturelle, à prendre les armes contre les nouveaux maîtres de TAfrique. Une seule chose les retenait encore dans le devoir^ la crainte que leur inspirait le prestige de Bélisaire^; mais déjà* de divers côtés, l'insurrection se préparait. Dès le début de 534, les Maures de la Tripolitaine s'étaient soulevés, et il avait fallu, pour repousser leurs attaques, renforcer la garnison byzantine * ; dans le sud de la Numidie, dans la Byzacëne^ les grands chefs se concertaient, et dans l'intérieur même du pays byzantin^ les tribus qui avaient soutenu la cause de Gélimer et fidèlement combattu pour lui jusqu'au bout ', étaient trop récemment et trop mal soumises pour ne point reprendre les armes au premier signal.
Or, ce n'étaient point là des adversaires méprisables, et ces YujjLvol Maupouffici, comme les appelait dédaigneusement Bélisaire \ devaient donner plus de mal aux Byzantins que n'avaient fait toutes les forces du royaume vandale. Ils formaient à ce moment quatre groupes principaux. C'étaient d'abord les tribus de la Tripolitaine, dont la plus importante et la plus redoutable était celle des Levathes ou Louata, cantonnée sur les frontières occidentales de la province *• Dans le sud de la Byzacène, aux alentours des Chotts et jusqu'aux environs de Gapsa et de Thelepte, une grande confédération se groupait autour de la tribu des Frexes, et reconnaissait l'autorité suprême d'Antalas, fils de Guenfan • ; d'autres tribus de la même région obéissaient à des chefs indépendants, tels qu'Esdilasa, Medesinissa et surtout le plus considérable de tous, Coutsina, dont le nom reviendra souvent dans l'histoire des guerres africaines'. Dans le sud de la Numidie,