‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 44 sur 539 · Bell. Vand., p · texte numérisé non relu

Bell. Vand., p

toute une série de grands États indigènes s'étaient constitués à la faveur de Tanarchie vandale. Après avoir^ vers la fin du v' siècle, secoué l'autorité des successeurs de Genséric, les montagnards de l'Âurès n'avaient pas tardé à descendre dans les plaines fertiles qui bordent le massif à l'est et à l'ouest S et chassant devant eux les colons romains épouvantés par leurs razzias incessantes, ils avaient pillé et détruit toutes ces villes florissantes, Lambèse, Diana Veteranorum, Thamugadi, Bagai, qui jadis avaient porté la civilisation sur les hauts plateaux de Numidie ^ : maintenant, leurs ravages s'étendaient impunément presque jusqu'à la lisière du TelP. Parmi les chefs indigènes de cette région^ le plus puissant était le roi de FAurès, labdas, capable, suivant Procope, de mettre en ligne 30,000 cavaliers * : à côté de lui, Orthaias était probablement le chef des tribus du Hodna*. Enfin toute la Maurétanie, depuis Gadès jusqu'au delà de Gaesarea, formait le domaine de quelques grands princes indigènes : la plus forte partie de la Césarienne^ toute la côte, à l'exception de la capitale, appartenait àMastigas^; au sud-ouest, depuis Tiaret et Frenda jusqu'à Lamoricière (Altava) et Aïn-Temouchent (Safar), un autre roi, Masuna, avait fondé un vaste empire^ Tous ces chefs, fiers des succès tant de fois remportés sur les Vandales ^ encouragés par les faciles ravages dont ils avaient couvert le pays romain, étaient capables d'opposer aux Byzantins une résistance redoutable et d'ébranler, même dans les provinces déjà soumises^ une domination encore mal assurée. Les régions montagneuses de la Byzacène et de la Proconsulaire renfer-

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