‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 438 sur 539 · Greg · texte numérisé non relu

Greg

dans ses attributions le règlement de la police des cultes, et il S'inquiète de faire exécuter les édits portés contre les donatistcs *. Mais de nouveau, sur tous ces points, il rencontre ou le contrôle ou la collaboration de Texarque : dans l'administration provinciale, constamment ses agents s'effacent devant les usurpations des autorités militaires, et par là l'exarque est sans cesse amené à y mettre la main, ne fût-ce que pour réprimer les excès de ses officiers ; dans les affaires religieuses, le patrice intervient autant et plus que lui ; pour tout ce qui touche, de près ou de loin, aux armements et aux travaux de défense, le contrôle du commandant en chef est inévitable autant que légitime. Même dans l'administration des finances qui semble être devenue l'essentiel des attributions du préfet, le gouverneur général exerce un droit de surveillance. Cependant, en théorie du moins, le préfet du prétoire est demeuré le chef du gouvernement civil; au vu® siècle encore, c'est devant lui que les praesides sont responsables de leurs actes, c'est à lui que remontent toutes les plaintes qu'excite la conduite des fonctionnaires provinciaux.

Quant aux nombreux auxiliaires qui jadis assistaient le préfet du prétoire, il n'en existe presque nulle trace dans les documents de la fin du vi® siècle. En 570 seulement, un rescrit impérial fait mention de Xofficium de la préfecture * : un autre témoignage atteste que cet officmm existait encore dans le premier tiers du vu® siècle^. Pourtant, on en conclurait à tort que tout ce système de bureaux a disparu ; tout au plus, la remise de certains services entre les mains de l'exarque avait-elle diminué un peu le nombre des employés de la préfecture. Mais si dans l'Italie byzantine, où pourtant le préfet du prétoire semble avoir, plus qu'en Afrique, perdu son im-

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