W., 4, 24, 26; P. L., LXXX
494 rtlSTOIRE DE LA DOMINATION BYZANTINE EN AFRIQUE
civile; mais en réalité, comme le préfet leur chef, sans cesse ils rencontraient en face d'eux d'autres puissances dont Taction venait limiter leur compétence. Le développement de la juridiction épiscopale enlevait à leur tribunal un grand nombre de causes * ; les usurpations des gouverneurs militaires entamaient sur bien des points leurs attributions. Il n'est peut-être pas une affaire, légalement réservée aux magistrats civils, sur laquelle le duc ou le tribun ne vienne à Toccasion mettre la main; de cette sorte, quoique le praeses subsiste dans la province comme représentant de l'autorité civile, en fait, il est constamment soumis au contrôle du chef militaire*.
En effet, à côté des éparchies, d'autres circonscriptions administratives se rencontrent dans Texarchat d'Afrique : ce sont les gouvernements militaires ou duchés*. A l'exception de la Proconsulaire qui, plus éloignée des frontières, ne comportait point un régime de cette sorte, et dont Texarquc, résidant à Carthage, avait pu d'ailleurs se réserver l'administration directe*, toutes les autres provinces étaient, pour assurer la défense du territoire, organisées en confins militaires. Deux ducs étaient chargés de défendre la Byzacène*, et résidaient, l'unàBadrumète, l'autre à Capsaou à Thélepte : enNumidie, un autre duc commandait le corps d'occupation, mais il n'était plus comme jadis fixé à Constantine : du moins, au milieu du vu* siècle, il semble avoir été établi à ïigisis, au centre de la seconde ligne de défense de la province : son autorité continuait, au reste, à ce moment, à s'étendre jusqu'aux citadelles qui bordent le flanc septentrional de ^Aurès^ En Sardaigae
i. Bethmann-IIoUweg, Civi/procesSy p. 111, 122 seq. ; Zacharia<*, Gesch. des gr, rdm. Rechts., p. 35S. .