‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 465 sur 539 · id., p · texte numérisé non relu

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avec une nombreuse armée que venaient grossir en foule les contingents indigènes, pénétra en Egypte et s'y maintint malgré toutes les attaques des généraux de l'empereur '. Puis, tandis que Nicétas, suivant la route de terre, miarchait à travers la Syrie et l'Asie Mineure sur Constantinople ■, Héraclius,le fils du patrice, s'embarquait avec le reste des troupes sur l'escadre de guerre rassemblée à Carthage, et^ attachant au màt de ses vaisseaux, comme un gage de victoire, Timage vénérée de la Théotokos, il mettait à la voile pour l'Orient »• On sait la suite des événements. La tyrannie de Phocas l'avait rendu si universellement odieux qu'il suffit de la seule approche d'Héraclius pour provoquer une révolution dans la capitale; les victimes de tant de cruautés impériales attendaient impatiemment leur libérateur; Priscus était tout prêt à trahir, avec les troupes qu'il commandait; aussi le basileus se défendit-il à peine. Fait prisonnier, traîné devant le vainqueur, il fut, avec les principaux de ses partisans, abandonné à la fureur du peuple. Le trône était vacant; malgré la convention conclue au départ de Carthage, et qui réservait l'empire à celui des deux cousins qui serait assez heureux pour renverser Phocas*, Héraclius semble avoir éprouvé quelque répugnance à accepter le pouvoir; il essaya de se dérober, déclarant qu'ayant vengé Maurice et délivré ses proches, il n'aspirait qu'à retourner en Afrique auprès de son père '; finalement il dut céder aux instances du sénat et du peuple, et, le 5 octobre 610, il reçut, dans l'église de Saint-Etienne, la couronne impériale des mains du patriarche Sergius.

L'Afrique venait de faire un empereur; non seulement elle

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