‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 474 sur 539 · El-Bekri, 1858, p · texte numérisé non relu

El-Bekri, 1858, p

et une végétation luxuriante ^ Je ne parle point de la riche vallée de la Medjerda, où Badja était encore « le grenier de rifrikiya » ' ; mais sur le haut plateau numide, à Tébessa^ à Bagai, « les environs, arrosés par des ruisseaux, étaient couverts d'arbres fruitiers, de champs cultivés et de pâturages » *; la grande plaine du Bellezma était « couverte de villages et de champs cultivés »* ; dans TAurës « les eaux abondaient et l'agriculture était florissante » ^ ; et au sud même du massif montagneux, sur la lisière actuelle du désert^ Badis montrait « des champs magnifiques en plein rapport » qui, comme au temps de Corippus, produisaient deux récoltes par an *. Certes, je ne prétends point que des témoignages d'El-Bekri ou d'Ibn Haukal il faille rien conclure sur l'état de l'Afrique au temps d'Héraclius; pourtant, si après tant de guerres intestines, d'invasions, de désastres, elle offrait encore, au xi« siècle, cet aspect florissant dans les régions mêmes que nous voyons, au vii^ siècle, occupées par les populations soumises à Byzance, ne pouvons-nous croire que dans le même pays, dans des conditions assez analogues, ces populations aussi connurent une semblable prospérité? £n tout cas, ce qui est certain, c'est qu'au milieu du vn** siècle encore on trouvait dans l'Afrique byzantine du loisir pour éleverquelques édifices, et cela jusque dans les villes situées, bien loin de la côte, dans les parties les plus méridionales du haut plateau numide. Les deux seules inscriptions sûrement datées que nous possédions de cette époque proviennent. Tune de la banlieue de Tébessa, l'autre des ruines de Timgad ^; toutes deux rappellent la construction de quelques monuments, et ces monuments ne sont point, comme on pourrait croire, des

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