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ouvrages de fortificalion ; à la veille même de rinvasion arabe^ un fonctionnaire byzantin trouvait le temps de réparer une église dans la cité de Thamugadi.
Pourtant quelques ombres attristaient cette prospérité et faisaient pressentir la décadence prochaine. Dans Fextrème Occident, Texarchat perdait la plus grande partie des possessions d'Espagne qui, depuis la fin du vi« siècle, faisaient partie de la Maurétanie seconde. Vers 615, le roi des Wisigoths, Sisebuth, profilait des embarras pressants que causaient à l'empire les attaques des Avares et l'invasion encore plus menaçante des Perses ; en deux sanglantes batailles, il écrasait les troupes impériales, il emportait d'assaut plusieurs des villes grecques, bloquait par terre et par mer celles qui étaient situées sur la côte * et obligeait le palrice Caesarius à implorer la paix*. Elle fut, vers 616, ratifiée à Constantinople: Héraclius se résignait à abandonner une grande partie du territoire jadis conquis par Justinien *. Un peu plus tard, sous le règne de Svinthila (621-631 ), ce furent de nouveaux désastres ; les officiers grecs qui commandaient en Espagne se laissèrent battre ou gagner par leur énergique et habile adversaire; les villes demeurées sous Tautorité impériale tombèrent presque toutes aux mains des Wisigoths*. Bientôt, du côté de Test, un nouveau péril s'approcha des frontières de l'Afrique ; en 640,
1. Isidore de Séville, Chronique {éd. Mommscu, p. 479); UisL regumOotk, (ibid., p. 291, 295).
2. Cf. les lettres eatre Caesarius et Sisebath (Mon. Germ. hist,^ EpisL, III, 662 sqq.).