Cf. Dahn, Die Kànige der Germanen, V, p
4. Isid. de Séville, Chronique, p. 480 et Hisloria [l. c, p. 292); Dahn, /. c, V, p. 185. Pourtant toutes les places grecques ne furent pas conquises. A la fin du v]i« siècle, il existe encore un territoire byzantin en Espagne (P. G., XCVIll, 686, 698; Jaffé, 2121 et Duchesne, Bibl. de VÈcole des Charles, 1891, p. 19).
les Arabes envahissaient TÉgypte, et le contre-coup de ce grave événement se faisait sentir jusque dans l'exarchat*. Fautil croire qu'à cette date laTripolitaine, devenue ainsi, contre rinvasion musulmane menaçante, le boulevard avancé de la province, fut, comme au temps de JusLtinien, replacée sous l'autorité suprême du patrice qui résidait à Garthage? Les bis* toriens arabes affirment que l'autorité de Texarque Grégoire s'étendait de Tripoli jusqu'à Tanger ■, et il semble assez vraisemblable qu'on ait, à ce moment, concentré entre les mêmes mains toutes les forces byzantines cantonnées dans le nord de TAfrique. Mais contre le danger pressant, Texarchat étaitil vraiment capable de faire une' sérieuse résistance? En apparence, la province était prospère: la domination, ou tout au moins l'iniluence byzantine, s'étendait au loin dans le pays; l'administration demeurait constituée selon les principes fixés à la fin du vi^ siècle '. En fait, des causes internes de désorganisation préparaient lentement en Afrique la ruine de l'autorité impériale, et elles devaient avoir pour effet de livrer la province presque sans défense à la première attaque des musulmans.
\. p. G., xc, ill.
2. Ibo Abd-el-Uakein (Joura. asial., 1844), p. 360; EUBeladori, ibid., p. 353.