Ibid , II, p
3. El-B^kri, cité par Ibn Khaldoun, I, p. 177; Ibn Rhaldouo, I. p. 208-209; Hl, p. 19i-i92; I, p. 211. D'après Ibn KbaMoan, étaient juifa les Djeraoua de rAurès, les Nefouça de la Tripolitatne, plusieurs tribus de la Maurétanie (I, p. 208-209).
4. Cestce que montrera plus loin Thistoire de Koçéila et de la Rahéna.
5. Ibn Khaldoun, I, p. 208. On remarquera pourtant que, dans un autre passage cité plus haut, Ibn Khaldoun (III, p. 191-192) contredit partiellement cette affirmation.
6. On a voulu reculer à uue date beaucoup plus ancienne le changement qui parait s'être produit au vu* siècle dans la situaUon des Berbères ▼is-à-^is des Byzantins. Interprétant un passage d'El-Bekri cité par Ibn Khaldoun (I. p. 177), Tauxier affirme que, dès Tépoque de Justin II, un arrangement fut conclu entre Grecs et indigènes, en vertu duquel les impériaux demeurèrent en possession des villes, tandis que les campagnes étaient entièrement abandonnées aux Berbères {Revue africaine, 1880, p. 379-380, 384-385). H est certain que les historieus arabes s'accordent à montrer les Byzantins reçu-
proche où les grands chefs traiteront d'égal à égal avec l'autorité impériale, où les vassaux d'autrefois se transformeront en de libres alliés. Faut-il aller plus loin encore, croire qu*à côté des princes indigènes il y eut place, dans l'Afrique du VII® siècle, pour « de petits barons féodaux d'origine romaine» ^ grands propriétairesjouant sur leurs vastes domaines lerôle de chefs de tribus etgroupant autour d'eux et sous leur protection les habitants chrétiens de la région ? Faut-il croire que l'administration byzantine, se contentant de recueillir les impôts, laissa « les propriétaires d'origine romaine et les chefs des tribus indigènes s'administrer comme ils l'enten. daient ■ ? » Ce sont là d'ingénieuses conjectures, que Masqueray s'est complu à déduire des traditions berbères de l'Aurès oriental ; on avouera pourtant qu'il est difficile de faire beaucoup de fond sur les contes très légendaires de la tribu des Amamra. D'ailleurs, Masqueray lui-même n'est point pleinement assuré que « les sultans romains », dont l'imagination populaire a gardé la mémoire, ne soient point tout simplement des princes indigènes ^ ; aussi, quelque séduisante que soit l'hypothèse, quelque curiosité qu'il y ait à retrouver dans les récits berbères des souvenirs historiques étrangement déformés *, on n'acceptera qu'avec une extrême réserve les assertions précédemment exposées. Aussi bien, un
lant devaot Télémeat indigène (Abd-el-Hakem, ffist. des Berh.^ I, p. 301 ; £i-Bekri, /. c; Iba Khaldoun, I, p. 207-208; ill, p. 191-192); maid leurs informations semblent bien plulAt se rapporter au moment de la première invasion arabe. U est impossible, d'autre part, de tirer dn texte d'El-Bekri les conclusions qu'on en yeut déduire : du reste l'histoire de TAfrique byzantine tout entière à la fin du vi« siècle et au commencement du vu* vient démentir ces assertions. Enfin Corippus n'a jamais fait, comme le déclare Tauxier, nulle allusion à ce prétendu traité, et d'ailleurs les historiens arabes euxmêmes montrent, au vii« encore, la suzeraineté byzantine s'exerçant sur les tribus berbères (Ibn Khaldoun, 1, p. 209 ; III, p. 192).