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Rome *. A ce moment Héraclius était mort, et son Hls Constantin III était franchement orthodoxe * ; aussi Tordre vint-il de Byzance d'expulser tous hérétiques qui persévéreraient dans leur erreur, de répartir dans des monastères catholiques les religieux qui refuseraient de rentrer au giron de TÉglise, de confisquer les biens des congrégations récalcitrantes ' ; et conformément au rescrit impérial, de gré ou de force on obtint la soumission plus ou moins sincère des ecclésiastiques \ Mais malgré cette apparente conversion, duc principalement au désir de rentrer en possession de leurs couvents, bientôt les monophysites causèrent de nouveaux troubles dans le pays ; de nouveau le préfet dut sévir, confisquer les propriétés données par lui aux congrégations, menacer les dissidents de toutes les sévérités impériales *. Mais, entre temps, de grands changements s'étaient accomplis à Byzance : Constantin III était mort à la fin de mai 641, et sous le règne d'Héraclonas, grâce à Tinfluence toute puissante de l'impératrice douairière Martine, le monothélisme était en pleine faveur. On le vit bien lorsqu'en novembre 644 ordre fut donné au préfet d'abandonner toute poursuite contre les religieuses incriminées *. Aussitôt, forts de la protection impériale, enhardis par le bon accueil que trouvaient à la cour les évèques monothélites, les hérétiques syriens et alexandrins commencèrent à relever la tête ' ; mais c'est ici que l'affaire prend un tour vraiment caractéristique. Lorsqu'on eut connaissance des lettres arrivées de Byzance, ce fut dans la province une agitation extrême et un véritable scandale ^ ; le peuple, comme l'Église, ne mena-