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8. Ibid., 460-461. Cf., sur ces sentiments d'hostilité, Jean deNikiou, p. 573
geait guère rimpéralrice hérétique, et bientôt le trouble fui tel que, pour éviter de plus graves événements, le préfet, serviteur dévoué de Tempire \ se résolut à déclarer que les lettres étaient apocryphes*. En même temps, il produisait des témoins qui déclarèrent solennellement que la souveraine était « pure de toute hérésie, fidèle à Dieu, digne de toute estime » ' ; et pour achever de calmer le mécontentement général, prenant hardiment le contre-pied de ses instructions, il fit arrêter ou battre de verges les dissidents sur qui on put mettre la main \ Peu de temps après, probablement à la suite de cet incident, le préfet fut invité à venir expliquer sa conduite à Constantinople ; et il partit, non sans inquiétude, se sentant menacé d'une destitution fort probable *. Or, ici encore, les sentiments des populations africaines se manifestèrent par des détails significatifs ; le préfet paraît avoir été de tous points un excellent administrateur, plein de douceur et de bienveillance ; mais surtout il était Tami des églises, des monastères, le protecteur de tous ceux « qui aiment Dieu » * ; il était — « chose plus précieuse que toutes », dit un contemporain — « le défenseur très zélé de la vraie foi apostolique » \ et il venait d'en donner des preuves assez décisives. Aussi, quand il s'embarqua pour Byzance.ce fut parmi les provinciaux une désolation générale ; on se pressait autour du préfet, on s'écrasait pour le voir une dernière fois, on se répandait en pleurs et en gémissements, on essayait presque de lui fermer le passage vers le navire qui devait l'emporter *. Les plus saints personnages s'employèrent en sa faveur pour lai
i. P, G.y XCI, 648.
2. Jbid , 460. On conseillait ouvertement du reste aux gouveroeurs d*Arriqae de désobéir aax ordres de Mirtine et de son fils (Jean de Nikiou, p. 573).