‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 485 sur 539 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

OÙ l'Italie, l'Afrique et les îles, demeurées fidèles à la foi, semblaient offrir à Torthodoxie un terrain de sérieuse résistance, et où l'appui de la papauté permettait de lutter sans désavantage contre les regrettables théories des Sergius et des Cyrus *. Quoiqu'il soit impossible de déterminer avec certitude la date de son arrivée en Afrique, on peut affirmer que, dès le commencement de 640, il se trouvait dans cette province ". Dans ce pays tout dévoué à l'orthodoxie, il rencontra naturellement un excellent accueil; bien vile il devint Tami du saint abbé Thalassius, l'une des gloires du monachisme africain, dont les vertus^ la science, les miracles étaient célèbres dans toute la province*. Les fonctionnaires impériaux ne le reçurent pas moins favorablement : le préfet Georges combla de ses bienfaits l'abbé et les fidèles, moines qui raccompagnaient \ et Maxime fut bientôt auprès de lui en assez grande faveur pour devenir dans toutes les affaires religieuses son conseiller de prédilection ^ En même temps, par ses prédications ardentes, il relevait le courage des évèques africains; il leur faisait comprendre la gravité du problème soulevé, et en les initiant aux souples ressources de sa dialectique, il armait pour la lutte ces prélats un peu rudes et simples, mal rompus et assez indifférents aux subtilités de la théologie byzantine *. Enfin, par sa fougueuse éloquence, il enflammait toutes les

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