‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 487 sur 539 · VUa.c, 14 ^P. G., XC · texte numérisé non relu

VUa.c, 14 ^P. G., XC

résistances et devenait vraiment en Occidenl le champion de Torlhodoxie. « Non seulement, dit son biographe, les clercs et les évftques, mais encore le peuple et les magistrats étaient suspendus à ses lèvres et s'attachaient au saint comme le fer s'attache à Taimant, ou comme les navigateurs se laissent entraîner aux chants des sirènes de la fable ^ » Les efforts même que le palriarche Pyrrhus faisait pour gagner au monothélisme ce redoutable adversaire augmentaient dans tout l'Occident le renom de Maxime '. On juge quelle influence un tel homme devait acquérir dans la province, quelle agilalion aussi il y entretenait. Parmi les paroles en eiïet que prononçait le moine, quelques-unes étaient singulièrement graves : non seulement il déclarait nettement aux familiers du prince qu'il connaissait à Byzance, que protéger ou même tolérer Thérésie était un scandale véritable et une oiTense à Dieu'; mais il lui arrivait de dire que, tant que régneraient Héraclius et sa race, le Seigneur demeurerait hostile à Tempire romain *, et on l'accusait d'user de son influence pour déiourner de leur devoir d'obéissance les fonctionnaires publics En tout cas, il entretenait en Afrique le mécontentement qu'avait créé le conflit religieux, et il exaspérait les tendances déjà trop manifestes à résister au despotisme impérial.

La venue du patriarche Pyrrhus en Afrique et les circonstances qui accompagnèrent son séjour aggravèrent encore la situation. Au mois d'octobre 641, à la suite des événements politiques qui amenèrent au trône Constant II, petit-flls d'Séraclius, Pyrrhus avait donné sa démission et quitté peu de temps après la capitale ^ Un ordre impérial, à ce qu'il semble, Texila en Afrique • : en tout cas, il se trouvait à

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