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5. Il est certain que Tempereur Héraclonas était dans beaucoup de provinces considéré comme un souverain illégitime, étant né «d'une union réprouvée » (Jean de Nikiou, p. 573) et qu'on intriguait contre lui. il est certain que ces intrigues 8*élendirent jusqu'à TA friq ne et qu'on y conseillait onvertement, dès 641, de désobéir aux ordres de Martine et de son fils (t6td., p. 573).
mort de son maître, envoyé en exil à Septem *. Sans doute depuis ces événements, une révolution nouvelle avait renversé Martine et son fils Héraclonas, et placé sur le trône Constant II, le fils de Constantin; mais vers 646, Constant II penchait vers le monothélisme, au moment même où l'Afrique se prononçait avec éclat pour Torthodoxie. Grégoire n'hésita plus à profiter des circonstances, et résolument il se proclama empereur. On racontait plus tard à Byzance que le pape Théodore n'avait point été étranger à la décision du patrice '. Il avait, à ce qu'on affirmait, fait avertir Texarque qu'il pouvait sans crainte se soulever contre le basileiiSy que Dieu lui-même approuvait sa révolte et en garantissait le succès. L'abbé Maxime, en effet, avait fait un rêve significatif; il avait vu des chœurs d'anges planant dans le ciel, du côté de l'Orient et du côté de l'Occident; les premiers criaient: « Victoire à Constantin Auguste »; les autres répondaient: « Victoire à Grégoire Auguste », et peu à peu les voix de l'Orient s'étaient tues, et le moine n'avait plus entendu retentir que les acclamations triomphales en l'honneur du patrice. Quoi qu'il en soit de cette anecdote, elle prouve en tout cas qu'on sentait à Constantinople quelque lien secret entre les questions religieuses qui s'agitaient et le soulèvement de l'exarque, etqu'on soupçonnait l'Église de n'être point indifférente à ce mouvement. A la vérité les prélats africains, au début tout au moins, semblent avoir été plus inquiets que satisfaits de la rupture des relations avec Byzance. Dans la lettre qu'ils écrivaient au pape en 646, ils parlent en termes assez embarrassés et vagues des « nécessités inattendues », qui les empêchent de correspondre directement avec le patriarche Paul ^, et des mauvais bruits qui ont rendu suspecte dans la capitale la province d'Afrique *. L'évêque de Carthage se plaint également que de
i. Nicéphore, 29; Jean de Nikiou, p. 573.