‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 495 sur 539 · Ibn Abd-el-IlHkem {l. c.,p · texte numérisé non relu

Ibn Abd-el-IlHkem {l. c.,p

0 Weil, /. c.,p. 123-124.

zaos sans que d'ailleurs l'exarque d'Afrique, dès ce moment à demi-brouillé avec Gonstantinople, paraisse avoir fait aucun effort sérieux pour repousser les envahisseurs ' ; sauf à Tripoli, c'étaient les tribus berbères des Louala et des Nefouça qui seules avaient supporté le choc des musulmans ^ Aussi dès 643 Amrou songeait à pousser plus loin ses avantages, et il fallut l'ordre formel du khalife Omar pour empêcher le général vainqueur de s'engager dans « le lointain et perfide Maghreb » ^. Mais après la mort d'Omar (644), son successeur Olhman ne crut point nécessaire d'avoir tant de sagesse; eh 647 il autorisa Abdallah ibn Saad^ qui gouvernait l'Egypte, à aller avec une armée de 20,000 hommes attaquer l'Afrique byzantine.

Les historiens arabes ont, suivant leur habitude, embelli de nombreux épisodes romanesques le récit de cette expédition ; et l'on trouvera tout au long dans En-Noveiri les détails aussi pittoresques que légendaires, dont l'imagination arabe a paré Thistoire de ces événements ^. Si l'on combine les informations trèssommaireséparsesdans les chroniqueurs grecs et latins* avec les renseignements que fournissent les écrivains arabes les plus anciens, on trouvera un récit plus simple et sans doute plus vraisemblable des faits. A l'approche des rapides cavaliers musulmans, qui, laissant de côté

1. IbQ Àbd-el-IIakem, I, p. 302 ; cf. RoUi, Oqba ibn Nafi, p. 7-8 ; A. Mûller, Der Islam, 1, p. 268-269.

2. On accusait plus tard Maxime (P, G., XC, 111), d'avoir par ses ràcbeux conseils Isûssé perdre ce et Pentapolîm et Tripoliin. n

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