‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 497 sur 539 · Ibn Abd-el-Hakem, U c, p. 361; El Beladori, /. c, p · texte numérisé non relu

Ibn Abd-el-Hakem, U c, p. 361; El Beladori, /. c, p

la Byzacëne: les abondantes dépouilles qu'ils en avaient rapportées, les sommes énormes qu*ils avaient eu si peu de peine à obtenir ne devaient que trop vite les encourager à revenir. Pour le présent même, la situation de la province était singulièrement désastreuse et critique. L'invasion musulmane avait cruellement ravagé et appauvri le pays; et dès maintenant commençaient ces lamentables exodes de populations fuyant devant Tépée des envahisseurs et quittant leurs villages et leurs terres pour aller au delà des mers, dans les îles et jusqu'en Italie, chercher un plus sûr asile \ Sans doute la mort du palrice Grégoire mettait fin à la rupture qui avait éclaté entre Constantinople et Carthage: mais la disparition de Texarque laissait pour le moment la province sans gouverneur, et prête pour toules les dissensions intestines, et d'autre part le désastre de Sbeitia avait pour l'attitude des tribus berbères de graves conséquences. Sans admettre que dès ce moment une portion d'entre elles ait accepté la suzeraineté du khalife, et sollicité de lui pour ses chefs une espèce d'investiture', il semble bien pourtant que les populations indigènes profitèrent des événements pour se rendre plus pleinement indépendantes encore, et que tout le sud de la Byzacëne échappa aux Byzantins. Sans doute, après l'invasion de 647, la domination grecque s'est pendant cinquante ans encore maintenue dans l'Afrique du Nord ; pourtant c'est à ce moment qu'elle recul le premier coup véritablement sérieux qui Tait ébranlée, et Ton conçoit que les chroniqueurs byzantins, assez peu préoccupés d'ordinaire de se qui se passait dans TOccident lointain, aient enregistré avec soin la mention de là grande défaite de Sbeitia et que le bruit en soit venu jusqu'aux annalistes obscurs de l'Espagne et de la Gaule *. Ils

1. Ei-Bekri {Journal asiat., 1858, p. 525); Fournel, I, p.Ul. Amari, /. c, p. IH- 112, croit qae ces ^véiiemeuts fc placent plutôt en 6G9. Cependant dès 649 ou trouve des moioes africains téfugiéâ à Rome (Labbe, VI, 112-113).

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