Lib. pont., p. 339; Amari, I, p
2. Well, /. c, I, p. 461-162, admet cette expédition. Pourtant la chose est assez sorpreoante, et il se peut qu'il y ait une erreur dans le manuscrit d'Abd-ei- Hakem (Fournel, 1, p. 141, n. 8).
grec dissimulé sous celle forme orientale *, et il semble que pendant quelque temps, ce personnage se maintint indépendant de Byzance*. La chose paraîtra assez vraisemblable, si Ton songe que vers le même temps Texarque dltalie Olympius se proclamait empereur, et qu'il fut durant deux années entières (650-652) le maître absolu de la péninsule, sans que le hasileus tentât nul effort pour briser ses ambitieux desseins^. Il est évident que vers le milieu du vu* siècle une crise redoutable troublait les provinces grecques d*Occident ; la promulgation du Type^wc Tempereur Constant II, en donnant au conflit religieux une âpreté nouvelle, avait jelé rÉglise romaine dans une irréconciliable opposition, et tendu à Textrême les relations entre l'Italie et la capitale *. Les populations, passionnément attachées à l'orthodoxie et au pontife qui s'en faisait le défenseur, envisageaient sans trembler la perspective d'une rupture, et Ton soupçonnait la papauté même d'encourager ces espérances*. Or l'Afrique, on le sait, était profondément dévouée au Siège apostolique : ses évêques s'associaient avec empressement aux efforts que faisait Martin I" pour défendre la foi catholique ; plusieurs d^entreeux siégèrent au concile de Latran, et mirent leurs noms au bas delà lettre qui sommait l'empereur d'abjurer l'hérésie *; tous ratifièrent Tanathème solennel que les Pères de 649 lancèrent contre les fauteurs du monothélisme, contre VEcthesis d'Héraclius^ contre le Type de Constant II ; tous méritèrent d'être proclamés par le pape « les hérauts de la vérité » et les gardiens fidèles de l'orthodoxie \ Il est certain aussi que l'Afrique
1. Tauxier (Revue afr,^ 1885, p. 294) retrouve avec quelque vraUemblaoce dans Tarabe Djeuaha le grec Genuadius.
2. Ibn Adzari) Baian (Fonroel, I, p. 140); Noveiri (Journal asialt, 1841, p. 111-112), qui d^allieors se contredit sur la qualité du personnage. Il est impossible en tout cas d'y voir (Mercier, 1, p. 199) un représentant du khalifat.