Fournel, I, p
4. Surlbu Rakik, cf. de Slane, /. c, p. 348. Weil n'admet rien de tous ces faits. Il faut noter pourtant qu' Abou-Mohadjir fut le premier gouverneur arabe qui resta eu permanence eu Afrique (Abd-ei-llakem cité par Roth, p. 52).
rien du xv« siècle, et aucun des écrivains plus anciens n^a parlé de ces événements*. Tout au plus peut-on croire que les musulmans tentèrent une course de pillage dans la direction de Carthage, et cela d'ailleurs sans grand succès. Lorsque^ en eflfet, en 681, Okba, rentré en grâce, vint reprendre possession de son gouvernement d^Afrique, ce n*est point de ce côté qu'il porta Teffort de ses armes : c'est sur les confins méridionaux du pays byzantin, c'est dans TOccident lointain, où les tribus berbères seules lui feraient résistance, que le fougueux apôtre de Tislam conduisit ses fanatiques soldats. La glorieuse défense que Constantin Pogonat avait durant cinq années faite dans sa capitale assiégée (672-677) avait relevé, à ce quil semble, le courage des impériaux; et la paix de trente années que Moaviah avait dû signer après ce désastre permettait à Tempereur de renforcer ses garnisons d'Occident*. D'autre part, le concile œcuménique de 680, en terminant les luttes religieuses nées de la querelle du monothélisme, avait rétabli la paix dans la monarchie et rallié les orthodoxes à l'empire. L'Afrique grecque semble avoir éprouvé le contre-coup de ces heureux événements. Pour lutter contre l'invasion arabe, les Byzantins paraissent avoir fait un suprême eBort: de nouveau, comme au temps de Justinien, leur diplomatie réussit h s'assurer l'alliance des Berbères, et de toute l'Afrique, les grands chefs indigènes vinrent unir leurs contingents aux troupes impériales ou solliciter l'appui des soldats du basileus. Les tribus de TAurès reçurent des garnisons grecques dans leurs citadelles de Badis et de Tehouda' ; les populations du Zab demandèrent et obtinrent les secours du patrice de Garthage ^ ; et jusque dans la lointaine Maurétanie, quelques détachements semblent avoir aidé les Berbères à défendre Tiaret contre^^Okba *. En même temps, on négociait