Ibid
menls si obscurs, semblent considérer les Roum comme de simples auxiliaires des Berbères, et ne connaissent dans le pays d'autre chef que le prince indigène ^ En fait, les impériaux continuaient à occuper fortement toute la Proconsulaire, la lisière septentrionale de la Byzacène, et la plus grande partie de la Numidie ; à la fin du vu'* siècle encore, ils tenaient non seulement tontes les places fortes de la côte, Hadrumëte, Carthage, Hippone Diarrhyte (Bizerte), Hippone (Bône) ; mais ils possédaient dans Tintérieur du pays un grand nombre de citadelles * : la seconde ligne de défense de la province n'avait été encore entamée par aucune attaque ; en Numidie, des garnisons étaient installées jusque dans les forteresses qui bordaient l'Aurès ; et on peut admettre même qu'un lien, assez lâche sans doute, de vassalité rattachait à ce qui restait de l'exarchat le royaume berbère de Koçéila; en tout cas une étroite alliance liait le prince indigène à Tempire byzantin.
La chute de Kairouan procura h TAfrique byzantine an répit de dix années*. De nouveau les guerres civiles troublaient profondément la monarchie des Omméiades et empêchaient les khalifes de venger le désastre de Sidi Okba. Â la vérité^ les historiens arabes du xm^ et du xiv* siècle affirment qu'en 688, Zohéiribn Kaïs, qui était resté cantonné à Barca, reçut d*Abd-el-Melik Tordre de reprendre Toffensive, pour délivrer l'Afrique « du joug de Koçéila le maudit » *. On raconte que, dans une grande bataille livrée dans les plaines de Mams, le chef berbère, auquel les Byzantins avaient fourni d'importants secours, trouva la mort en combattant, et que ses tribus dispersées durent aller chercher asile dans TAurès