‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 516 sur 539 · Ibn Khaldoun, I, p · texte numérisé non relu

Ibn Khaldoun, I, p

veau soumise à Tempire romain » «; et En-Noveiri ajoute qu'au moment oii Hassan envahit l'Afrique, le prince le plus puissant de tout le pays était « le commandant de Karthadjinna*» (Carlhage). D'autre part, les Grecs étaient entrésen relations avec la célèbre reine de TAurès qui réunissait vers ce temps sous son autorité toutes les tribus du massif montagneux, et que les historiens arabes appellent la Kahena, c'est-à-dire la prophélesse^. Déjà, en 683, elle avait, dit-on^ pris une part active au soulèvement qui, devant Tehouda, brisa la fortune de Sidi Okba*; la chute de Koçéiia avait depuis lors accru encore ses forces et son prestige ; non seulement les populations berbères, toujours éprises de merveilleux, obéissaient aveuglément aux ordres inspirés de la souveraine, mais son pouvoir semble s'être étendu jusque sur les agglomérations chrétiennes de la Numidie méridionale '. Lorsque donc, avec 40,000 hommes, — la plus forte armée que les khalifes eussent encore envoyée en Occident — Hassan envahit laByzacène, l'Afrique offrait de nouveau les éléments d'une sérieuse résistance •.

Négligeant pour le moment les indigènes de l'Aurès, le général musulman suivit la roule du littoral^ et emportant suc-

4. Lia, ponl»t p. 366 : « et proviocia Africa pubjugata est RomaDO imperio atque restaurata. » Le texte se troave dans la Vie de Jean V (682-686) et Tise sans doute les éTénements qui suivirent la paix conclue en 685 avec le khalife.

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