‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 517 sur 539 · Ibn Khaldoun, III, p · texte numérisé non relu

Ibn Khaldoun, III, p

3. Baian (Fournel, I, p. 215j et iind., ï, p. 218. Cf. Masquera;, Fottnalion des ciiéSy p. no.

6. M On ignore, dit Ibn Adzori, les véritables dates des expéditions de Hassan, de la prise de Carthage, de Tunis, du combat où la Rahena trouva la mort a (dté par Fournel, I, p. 215, n. 3). Cf. sur celte incertitude, de Slane, Bisi, des Berb., I, p. 339; Rotb, p. 25 sqq. J*ai suivi en général la chronologie adoptée par Amari (I, p. 119-121). Elle s'accorde avec celle de Weil pour la première campagne du général arabe (I, p. 473-414); elle en diffère avec raison pour la suite (Weil, p. 475-477); celle de Fournel (I, p. 211 sqq.), suivie par Mercier (I, p. 212-217), qui place en 696 seulement Texpédition de Hassan, semble peu satisfaisante.

cessivement les places qu'il rencontra, il parut, sans doute vers 695, sous les murs de Carlhage. \ainement l'exarque tenta de livrer bataille en avant de la ville : il fut rejeté dans la place, et^ après un assaut furieux, la capitale de l'Afrique byzantine tomba aux mains des musulmans \ Une partie de la population eut le temps de s*embarquer, et elle alla chercher asile dans les îles voisines de la côte, en Sicile et jusque dans les possessions que l'empire conservait encore dans l'Extrème- Occident; le reste fut passé parles armes ou réduit en esclavage. Quant aux débris des troupes grecques, ils se concentrèrent au nord et à l'ouest de Carthage, dans la région de Bizerte et à Tabri des fortes murailles de Vaga*. Pour Hassan, après avoir mis garnison dans sa conquête, il se retourna du côté des Berbères.

Quand la nouvelle de la chute de Carthage parvint à Byzance, l'émotion fut grande dans la capitale. Le nouvel empereur Léontius, qui venait de renverser Justinien II (695), comprit qu'on ne pouvait sans lâcheté abandonner une des plus importantes provinces de Tempire, et qu'un effort énergique devait êlre tenté pour la recouvrer. On arma tous les vaisseaux de guerre que possédait la monarchie, et à la tète de l'armée qui s'embarqua sur cette flotte considérable, on plaça le patrice Jean, un des meilleurs généraux de l'empire. En 697 ce grand armement parut devant Carthage ; de vive force le général grec força l'entrée du port, chassa la garnison arabe, réoccupa la ville. C'était un beau succès : le patrice réussit à faire mieux encore : « il arracha aux mains des infidèles,, dit le patriarche Nicéphore, toutes les forteresses du pays, il y installa pour les défendre des garnisons nombreuses », et ayant ainsi délivré l'Afrique, il revint passer rhiver à Carthage».

i. Nicéph., p. 39 ; Théoph., p. 370; EI-Bekri, Journal asiat.^ 1858, p. 506-508.

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