El-fiekri, Joumal osiaLy 1858, p
2. IbQ Khaldoun, I, p. 214; El-Bekri, Journal asiat., 1859, p. 78.
3. Ibn Koteiba (publié daos Gayaoï^os, History of Ihe Mohammedian dynasties inSpain, t. I, Appendice E), p. lxvi; Amari^ I, p. 166-168.
4. Ibo KbaldouD, I, p. 212 (ZeDataetMaghraoua), p. 214 (Djeraoua). Toutefois une portion des Berbères demeura d'abord chrétienne {ibid. I, p. 215) et la conversion des autres fut longtemps assez incertaine. « Les Berbères, dit Ibn Abi Yezid, apostasiërent jusqu'à douze fois tant en Ifrikia qu'au Maghreb et ils n'adoptèrent définitivement l'islamisme que sous le gouvernement de Mouça ibn Noceir » (Ibn Khaldoun, I, p. 198 et 215).
citadelle de Ceuta (Seplem) se groupaient, comme à la fin du VI* siècle, les débris de la Maurétanie seconde, quelques territoires conservés dans la Tingitane, quelques places gardées ou reconquises sur les côtes d'Espagne *, et enfin les îles de Majorque et de Minorque. Au commencement du vin® siècle, ce gouvernement était considéré à Byzance comme un véritable thème, et à côté des thèmes de TOpsikion, des Anatoliques, des Thracésiens et des Arméniaques, la chancellerie impériale faisait officiellement place à celui de Septem, qu'on dénommait plus pompeusement encore YAfricanus exercitus*. Il semble même, suivant l'ingénieuse conjecture de Dozy, qu'après la chute de Carthage le gouverneur de Septem reçut le titre d'exarque, et que sous ce nom il administra toutes les possessions africaines échappées à la conquête musulmanes. Sans doute, « entouré de barbares et séparé par de vastes pays d'avec les autres provinces de Tempire byzantin, l'exarque de Ceuta devait, parla force des choses, se rapprocher du roi wisigoth, le seul prince chrétien qui se trouvât dans son voisinage » * ; et c'est pour cela que la tradition arabe a fait du comte Julien un gouverneur de Ceuta pour le roi d'Espagne. En fait, ce personnage fut le dernier représentant en Afrique de Tautorîté du basileus, et il prolongea de dix ans en Occident la durée de la domination grecque.
Depuis que Mouça ibn Noseir avait remplacé Hassan à Kairouan (704) » l'Islam aspirait à conquérir toute TAfrique. La prise de Carthage et la défaite de la Kahena n'avaient guère
4. Od a vu les eiTorts faits de ce côté sous Constantin Pogonat et Jostinien 11 (Fsid. Pac, 38 ; P. L., XCVÏ, 1264). Il semble qu'il y avait encore une Espagne byzantine (P. G., XCVIIl, 685, 697).