Dozy, id., p
5. Ibn Roteiba, L c, p. lvi, place en 698 déjà rarrivée de Mouça en Afrique, et date les événements suivants en conformité de ce point de départ. Weil a admis cette chronologie (p. 477-478). Cf. Mûller, /. c, p. 422-423.
livré aux Arabes que les anciennes provinces byzantines de Byzacène, de Proconsulaire et de Numidie ; les Maurétanies, où depuis la rapide expédition de Sidi Okba les musulmans n'avaient point reparu, demeuraient pleinement indépendantes, et de grands états indigènes peuplaient la vaste région que les historiens orientaux appellent le Maghreb*. Ce fut Tœuvre de Mouça d^étendre jusqu'à TAtlan tique la domination du khalife. Après avoir rapidement réprimé le soulèvement que le rappel de Hassan avait suffi à provoquer dans la Proconsulaire ', l'audacieux général se lança résolument vers rUccident, brisant sur sa route toutes les résistances berbères, et traînant à sa suite des milliers de captifs. Successivement il vainquit et décima cruellement la puissante tribu des Auraba, écrasa sur la Moulouia une grande armée indigène *; puis il envahit la Tingitane et vers 706 il parut sous les murs de Septem. L'ofKcier byzantin qui y commandait au nom de Justinien II était le comte Julien, dont les historiens arabes racontent, d'ailleurs avec peu de vraisemblance, qu'il avait, vingt-quatre ans auparavant, été en relations avec Okba *. Contre Tattaque des musulmans, les Grecs se défendirent énergiquement, et Mouça éprouva bien vite « que les sujets de Julien étaient, comme le dit un historien, plus forts et plus braves que les peuples qu'il avait combattus jusque-là » ^. Soutenus par les renforts qu*ils recevaient d'Espagne, les impériaux réussirent même à faire lever le siège de la ville ; Mouça, abandonnant le littoral, se jeta dans l'intérieur du Maroc, qu'il ravagea jusqu'aux oasis de Sidjilmessa* ; puis, revenant vers la côte, il emporta Tanger, où il mit une forte