‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 526 sur 539 · IbD KhaldouD, I, p. 198 el · texte numérisé non relu

IbD KhaldouD, I, p. 198 el

convertis ; les armes étaient toujours prêtes pour punir les apostats ))i. Dès 719 l'œuvre de la propagande arabe avait fait de tels progrès, '< le Maghreb, suivant l'expression d*El-Beladori, avait vu un nombre si considérable de conversions*», que lorsque, peu d'années après, les indigènes se révoltèrent contre la domination des khalifes, c'est une hérésie musulmane^ celle des Kharedjites, qui donna au soulèvement son unité et sa force*. 11 est certain d'ailleurs que, dès le lendemain de la conquête, les Berbères ne firent point difficulté à combattre pour leurs nouveaux maîtres : ce sont leurs contingents qui, presque seuls, sous les ordres de chefs de leur race, ont renversé le royaume wisigoth et soumis TËspagne à Tlslam.

Enfin, sous le gouvernement des souverains de Gonstantinople, rÉglise catholique avait été florissante dans la province; pour elle aussi la décadence fut prompte. Tout d'abord les vainqueurs avaient permis aux populations chrétiennes de continuer à pratiquer leur culte, sous condition de payer une taxe déterminée^; et pourtant, dès ce moment, soit pour conserver la possession de leurs biens, soit pour échapper aux mauvais traitements, beaucoup de fidèles avaient embrassé l'islamisme, et, comme le dit un historien, a une masse d'églises avaient été transformées en mosquées'* ». Vers 717^ le khalife Omar II relira aux catholiques leurs privilèges ; ils durent se convertir ou quitter le pays*. Beaucoup émigrèrent, s'en allèrent en Italie, en Gaule, jusqu'au fond de la Germanie ^ ; un plus grand nombre encore abjura; et moins d'un demi-siècle après la conquête, l'Église

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