‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 54 sur 539 · Proc, Bell, Vand,, p · texte numérisé non relu

Proc, Bell, Vand,, p

Los troupes byzantines étaient en général fort lourdement armées*. Le fantassin portait la cuirasse et les jambières de métal, ou tout au moins de cuir, et par dessous, une cotte de maille d'environ deux centimètres d'épaisseur; sur la tète^ il mettait un casque de métal^ surmonté d'une longue pointe; pour se couvrir, il avait un grand bouclier mesurant 1",62 de diamètre, au centre duquel était fichée une pointe de fer de huit centimètres de longueur. Tous les hommes portaient Tépée, l'arc et le carquois*; une moitié d'entre eux étaient par surcroît armés de la pique'; enfin le soldat était parfois encore muni d'une forte hache à double tranchant, qui lui servait, dans les pays boisés, à se frayer un passage*. La cavalerie était plus pesamment équipée encore : homme et cheval étaient complètement bardés de fer; sur la tête, le cheval portait un frontal de métal et tout son avant-train était soigneusement cuirassé; on poussait la précaution jusqu'à lui ferrer les pieds pour l'empêcher de se blesser aux pointes des chevaux de frise ^ Le cavalier n^était pas moins bien protégé : il avait l'armure de fer, le bouclier, le haut casque empanaché, et comme armes Tépée, la lance, Tare elle carquois*. Assurément, à côté de ces troupes de ligne, les forces byzantines comprenaient aussi quelque infanterie légère et des cavaliers moins pesamment armés que les cataphractaires ^ ; mais ces régiments paraissent avoir été surtout employés au service d'éclaireurs : ils jouent dans les batailles un rôle assez

i. Anonyme sur la Tactique (Kôchly et Rûstow, /. c), XVI ; Bell. Vand. p. 456.

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