d., VUI
le dégât devant lui *. Parvient-on à rejoindre ces insaisissables cavaliers, à les forcer à une action décisive, leur manière de combattre trouble toutes les prévisions. Avec leurs chameaux rangés sur plusieurs lignes d'épaisseur, ils forment au milieu de la plaine un vaste retranchement circulaire * : derrière cette première défense, ils placent le reste de leurs troupeaux, bœufs, moulons et chèvres, solidement attachés les uns aux autres*; à l'intérieur de ce rempart vivant, des cordes tendues, des fourches, des pieux fichés enterre, des chausse-trapes semées sur le sol, renforcent les moyens de résistance'. Dans cette citadelle, les femmes, les enfants, les vieillards sont laissés à la garde du camp; les fantassins, qu'on sait incapables de soutenir le choc de la cavalerie byzantine, s'abritent sur la lisière du retranchement, entre les jambes des chameaux et repoussent de leurs flèches les assauts de l'adversaire*; la cavalerie prend position sur les hauteurs voisines, prête à charger en queue ou en flanc les escadrons ennemis en désordre* : les indigènes comptent bien en eff'et que la vue et les beuglements des chameaux épouvanteront les chevaux byzantins et rompront sans peine Télan de la première attaque \ Et pour mieux décider les Grecs à prendre l'offensive, quelques cavaliers choisis viennent parader devant les rangs byzantins'; des détachements de cavalerie berbère prennent même Toffensive et, poussant des clameurs féroces, se précipitent au combat': mais lorsque leur déroute ou leur fuite simulée ont amené sur la lisière du camp les escadrons grecs, alors la tactique des indigènes se révèle avec un plein succès :
f. Joh., vu, 300-309.