‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 63 sur 539 · Cf. Bell. Vand., p · texte numérisé non relu

Cf. Bell. Vand., p

Ou conçoit qu'avec do tels ennemis, d'un courage éprouvé, d'uno obstination sans égale, la lutte qui commençait menaçûL d'être interminable. D'ailleurs, avec ces populations nomades, qu'on ne savait où frapper sûrement, les actions les plus décisives en apparence demeuraient sans résultat : après chaque bataille gagnée, tout était à recommencer; et Ton avait à peine eu le temps de célébrer la victoire, que du désert, où les vaincus s'étaient dérobés à la poursuite, une nouvelle invasion s'abattait sur la Byzacène ou la Numidie*, Enfin, pour commencer leurs < attaques, les indigènes choisissaient d'oi dioaire la saison la plus chaude *, et lorsque, pendant plusieurs jours de suite, le sirocco soufflait en brûlantes tempêtes', on jutre si la marche devenait dure et la bataille pénible pour les cataphraclaires impériaux tout couverts de fer, pour la lourde infanterie succombant sous le poids de ses armes.

Fort heureusement, Téternel manque d'union qui a, en tout temps, fait avorter tous les soulèvements berbères, devait, comme il avait jadis servi les affaires de Rome, profiter aussi aux Byzantins*. Au vi*' siècle, comme autrefois, d'incessantes rivalités armaient les tribus l'une contre l'autre; des haines farouches divisaient les grands chefs, et jusque dans la même famille existaient des inimitiés irréconciliables, conséquence des tragédies domestiques qui plus d'une fois y avaient fait couler le sang. Grâce à ces divisions constantes, pas une fois les indigènes ne surent réunir leurs forces dans un soulèvement général : au contraire, il suffit de l'insurrection d'un chef, pour que l'autre demeure neutre ou vienne offrir ses services à l'empereur; souvent même les indigènes provoquent et sollicitent Tintervention byzantine. Le roi de l'Aurès, labdas, n'a pas de plus cruel adversaire que son beau-frère Massonas" ; le chef du Hodna, Orthaias, est l'ennemi juré de soa

Page 1