Joh., VII
4. Sur ce manque d*auioQ, cf. llanoteau et Letourneuz, La iiTafty^te, t. H, 1>4. 6. SeU, Vand., p. 465.
paissant voisin * : et pourquoi? C'est que l'un a un meurtre à venger, l'autre une longue suite de razzias heureuses à faire expier à son rival. En Byzacène, Antalas et Coutsina se détestent au point de ne pouvoir servir sous les mêmes drapeaux, et pendant quinze ans on les voit constamment changer de parti et d'attitude, suivant que l'un d'entre eux abanduaueou sert les Byzantins*. Que Tinsurrection essayée avorte, que les révoltés se fassent écraser, que l'autorité byzantine s'accroisse, peu leur importe, s'ils peuvent satisfaire à ce prix leur vengeance et leur haine : pendant qu'en 534, Coutsina et ses confédérés se soulèvent, les tribus d'Antalas ne font pas un mouvement*. Enfin, parmi les insurgés mêmes, nulle entente, nulle action commune. labdas fait des razzias en Numidie, sans s'inquiéter si les Byzantins taillent en pièces les Berbères de la Byzacène *; de leur côté les gens de la Tripolilaine combattent séparément sans prendre souci de leurs alliés. C'est à cette absence d'union, à ces divisions éternelles que la domination byzantine dut ses succès principaux et sa longue durée : toujours en effet, la bravoure des soldats impériaux put vaincre en détail ces adversaires incapables de concert; toujours la diplomatie de leurs généraux sut trouver des partisans parmi ces grands chefs, plus soucieux de leurs ambitions ou de leurs haines que de l'indépendance de leur pays ^
L'insurrection de 834 commença, suivant l'usage, par d'audacieuses razzias dans le pays ouvert ^ Les postes byzantins
!. Bell. Vand., p. 463.