‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 67 sur 539 · Id, y p · texte numérisé non relu

Id, y p

la sévère leçon qu'ils venaient de recevoir suffirait 'à faire tomber les armes des mains des indigènes? la chose semble assez peu vraisemblable, et l'on verra Tannée suivante le général byzantin prendre, après la victoire, de bien autres mesures de pacification *. Il est donc probable que d'autres raisons déterminèrent ce rapide retour : d'une part la mauvaise saison commençante — on était à la fin de l'année 534 — ne se prêtait guère à une longue campagne'; d'autre part les nouvelles de Numidie étaient inquiétantes et il fallait de ce côté aussi prévoir de graves événements; enfin l'armée, déjà sourdement mécontente, prétendait sans doute, suivant l'usage'.mettre tout d'abord en sûreté le butin qu'elle avait fait. Quoi qu'il en soit de ces conjectures, on avait en somme paré au danger le plus pressant ; la victoire de Mamma avait momentanément dégagé la Byzacène tout entière^ : Solomon se contenta de ce résultat.

Les effets ne s'en firent pas longtemps sentir. A peine le gouverneur était-il rentré à Garthage, que les indigènes^ plus exaspérés qu'assagis par leur défaite, recommencèrent en plus grand nombre qu'auparavant des razzias en Byzacène ^ Il fallut, sans tarder, reprendre la campagne : c'était dans les premiers mois de 535. Mais cette fois les indigènes avaient profité de leur précédent échec : quand Solomon les rejoignit aux environs dumontBurgaon", il eut beau pendant plusieurs jours leur offrir la bataille, les Maures refusaient de descendre dans la plaine''. Ils occupaient au flanc de la mon-

i. Bell. Vand., p. 462.

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