‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 68 sur 539 · Id., p · texte numérisé non relu

Id., p

* 6. Sur la bataille, Beli. Vand.,^, 458-462. Sur l'emplacement, Tissot, I,p. 34. On veut voir dans cette montagne le Djebel Bou Ghanem ; mais Procope, p. 459, dit qu'elle se trouve êv x<^P^<p ^piq(i(d : cette indication convient-elle à l'emplacement signalé? En tout cas, il faut chercher le lieu du combat assez an sud et non loin des frontières de Numidie. 7. Bell. Vand., p. 458. Cf. p. 465.

lagne une formidable position : couverts du côté du sommet par la difficulté du terrain, qui rendait les crêtes presque inaccessibles, commandant toutes les pentes qui s'abaissaient vers la vallée, ils se croyaient inexpugnables. Le général byzantin ne laissait pas d*être embarrassé : son armée, mal ravitaillée, commençait à murmurer*; et d'autre part l'effectif très considérable des forces berbères rendait fort périlleuse une attaque de front '. Solomon s'en tira par un coup d'audace : pendant la nuit, il réussit à faire escalader, par un millier d'hommes choisis, les sommets abrupts qui dominaient le camp indigène; et au matin, au moment où les tribus voyaient^ avec une stupeur joyeuse, les troupes byzantines s'élever, comme pour Tassant, sur les premières pentes de la montagne, tout à coup elles s'aperçurent qu'elles étaient prises entre deux adversaires. Alors ce fut une folle déroute à travers les escarpements du Burgaon'; cavaliers et fantassins mêlés se renversaient, s'écrasaient, se tuaient les uns les autres, comblant de leurs cadavres les ravins de la montagne, au point qu'on parla de 50,000 Maures disparus dans le désastre^; cette fois encore, le butin fut énorme, et la masse des captifs si considérable, qu'un enfant maure, dit Procope, se vendait au même prix qu'un agneau ^ Mais cette fois du moins, des mesures sérieuses furent prises pour achever la victoire. L'un des chefs insurgés, Esdilasa, tombé au pouvoir du vainqueur, fit sa soumission et fut interné à Carthage; ses confédérés furent refoulés hors des limites de la Byzacëne ; d'ailleurs, complètement décimés par le désastre et craignant les vengeances des populations qu'ils avaient tant de fois pillées, ils abandonnèrent sans peine leurs terrains de parcours et s'enfuirent en Numidie^. labdas les accueillit, leur donna des

i. BelL Vand , p. 439.

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