‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 69 sur 539 · Id., p · texte numérisé non relu

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terres, peut-être du côté de Timgadou de Lambëse', et nous les retrouverons plus tard au cours de cette histoire : quant aux tribus demeurées dans le pays, elles furent placées sous la haute autorité d'Antalas, un grand chef dont le dévouement et la fidélité ne s'étaient point démentis pendant le soulèvement*. La Byzacène était pacifiée.

Le moment était venu d'agir en Numidie. Pendant Tété de 535, labdas, roi de TAurès, avait profité des embarras des Byzantins ^ pour razzier les hauts plateaux : avec sa nombreuse cavalerie, il avait poussé jusqu'aux limites du Tell, sans que les faibles garnisons grecques qui occupaient quelques postes sur cette frontière pussent sérieusement songer à arrêter ses ravages *. Il était grand temps de punir ces insolences. Les circonstances d ailleurs semblaient favorables : plusieurs grands chefs indigènes, Orthaias, qui commandait dans le Hodna, Massonas, qui occupait une partie de la Maurétanie, sollicitaient les secours de Solomon contre leur puissant voisin, et promettaient d'unir leurs contingents aux troupes du général byzantin ^ Aussi, dans les derniers mois de Tannée 535, Solomon se décida à entreprendre Texpédition. Il aborda TAurès par Test, par la région de Khenchela, comptant^ selon toute vraisemblance, pénétrer dans la montagne par la grande vallée de TOued el Arab*. Mais, peu familiarisé encore avec la tactique des indigènes, persuadé qu'Iabdas s'empresserait d'offrir la bataille pour empêcher l'invasion de son territoire, convaincu au reste qu'un seul engagement suf-

i. Pantch, /. c, XVIII. Sur cet usage d^acc.ueillir les vaincus, Haooteau et Letourneux, l. c, II, 14-15.

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