Bell. Vand.y p
7. U s'agit ici en particulier de Martin et de Valérien. Procope dit {Bell. Vànd.j p. 493) qnlU furent renvoyés à Byzance sous le gouvernement de Germanos. Or on voit qn'ils se trouvaient à Constantinople en décembre 536 {BelL Goth., p. 116), et qu*à cette date ils repartirent pour Htalie (Bell, Goth,, p. 125 ; Marcellinus comes, ann. 537, p. 105). Ils quittèrent donc l'Afrique au
tâchait de prendre les hommes par la douceur, leur manifestant en toute occasion une constante hienveillance, affectant à leur égard une confiance absolue ', s'appliquant à les séduire par ses bons procédés et ses largesses ; enfin il faisait annoncer que tous ceux qui feraient leur soumission trouveraient auprès de lui un accueil honorable; bien plus, il promettait -^ et celte concession montre à quel point de faiblesse en était réduite l'autorité impériale — de payer intégralement la solde arriérée des troupes, même pour le temps passé dans les rangs de rinsurrection*. Et tandis que, par cette large tolérance, il provoquait dans l'armée de Stotzas de nombreuses défections, il diminuait, d'autre part, les forces des rebelles en traitant sous main avec les grands chefs indigènes : et, en effet, labdas^ Orthaias, d'autres encore, promettaient au représentant de l'empereur de se trouver de son côté au jour de la bataille '. L'hiver se passa dans ces négociations : dès le printemps de 537^ avec son armée reconstituée et presque égale en nombre à celle des rebelles \ Germanos se prépara à commencer les hostilités. Vainement Stotzas, reprenant la tactique qui lui avait tant de fois réussi, vint à quelques kilomètres de Carthage présenter la bataille, comptant bien qu'à sa seule vue les troupes du patrice abandonneraient leur chef : cette fois, pas une défection ne se produisit dans les rangs des impériaux', et après quelques jours d'une inutile attente, Stotzas crut prudent de se rapprocher de ses alliés indigènes, et il se replia en hâte vers la Numidie®. Germanos Vy suivit et l'atteignit à Gellas Vatari^. Le patrice n'était point 9ans inquié-
plus tard dans la seconde moitié de 536. Or, tous deux étaient fort attachés à Solomon et mal tus des troupes (Bell. Vand., p. 474).