‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 89 sur 539 · Bell, Vand., p · texte numérisé non relu

Bell, Vand., p

troupes*, les soldats, tout fiers des exploits prodigieux qu*ils avaient accomplis*, réclamaient impatiemment l'assaut : Solomon hésitait à le permettre, lorsque quelques hommes réussirent à surprendre une des portes de la place : à la vue de ce coup d'audace, sans même attendre les ordres, Tarmée entière, pleine d'enthousiasme, s'élance àTattaque'; les Maures surpris n'opposent qu'une faible résistance; labdas luimême, blessé dans la lutte, est obligé de prendre la fuite. Comme Stotzas, le chef vaincu alla chercher un asile en Maurélanie*. C'était la fin de la campagne. Peu de jours après, les femmes et les trésors du roi berbère tombaient aux mains d une des colonnes volantes qui battaient en tout sens la montagne*; et bien vite la pacification du pays s'acheva, au moins en apparence. D'ailleurs, pour assurer les résultats de l'expédition, pour empêcher toutretour offensif du redoutable adversaire qu'on venait de vaincre, Solomon comprit qu'il fallait occuper le pays conquis. Par ses ordres, des redoutes s'élevèrent dans l'intérieur et au pied del'Aurès : elles devaient tenir en respect les indigènes et garantir à l'empire la possession définitive de la région*.

Ainsi tout le haut plateau de Numidie renti*ait sous la domination byzantine : le patrice profita de ces succès pour pousser encore plus loin ses avantages. Il est probable qu'Orthaias avait pris les armes pour soutenir son allié : en tout cas il avait favorablement accueilli les tribus expulsées de TAurès^ Solomon se résolut à l'attaquer. Malheureusement sur cette expédition si grosse de conséquences, Procope ne fournit que des renseignements fort sommaires; nous apprenons seulement que le Zab, le Hodna, toute la Maurétanie

Page 1