‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 90 sur 539 · Beil, Vand., p · texte numérisé non relu

Beil, Vand., p

Sitifienne furent soumis par le patriceS et les inscriptions nous montrent que, pour assurer sa conquête, il s'attacha, comme il avait fait dans TAurès, à occuper solidement le pays. Des citadelles importantes s'élevèrent à Tubunae* (Tobna) et à Zabi Justiniana' (près de Msila), couvrant contre les attaques des nomades du sud la nouvelle province byzantine; au nord, Sitifis (Sétif) protégea la frontière du côté de l'ouest et tint en respect les Berbères de la Césarienne \ C'étaient là, après les tristesses des précédentes années, de grands et glorieux résultats : depuis la Tripolitaine jusqu'aux confins de la Maurétanie Césarienne, depuis la mer jusqu'à la région des Chotts, aux montagnes de TAurès et aux steppes du Hodna, l'antique province romaine d'Afrique reconnaissait la domination du très pieux empereur Justinien; au delà même, vers l'Occident, des places éparses sur la côte semblaient un point de départ pour de futures conquêtes, et grâce à l'énergique valeur du patrice Solomon, les rêves de l'ambition impériale semblaient & la veille de se réaliser. Grâce à lui aussi, après la pacification terminée, l'œuvre de la réorganisation administrative allait s'achever non moins heureusement : « Solomon, dit Procope, gouverna avec modération et assura en Afrique une entière sécurité ; il entoura chaque ville de remparts, il fit observer les lois avec exactitude, il fut vraiment le défenseur de l'ordre : sous son autorité, la Libye, comblée de richesses, fut puissante et parfaitement heureuse'. » Après les grandes victoires de 539, dit encore l'historien, <c tous les Africains soumis à l'autorité impériale goûtèrent une paix durable ; et sous le gouvernement sage et modéré de Solomon, n'ayant pour l'avenir plus aucune crainte de guerre, ils se considérèrent justement comme les plus

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