rf., p
5. Id.f p. 350-351; Dahn, Lne Kônige der Germanen, I, p. 166.
6. Cod, Ju8t.^ I, 27, 2, praef, : Imperii jura suscepimos. Cf. Procope, BelU Vand,, p. 387.
Emperenr romain, il voulait faire rentrer au sein de Tunité romaine ces provinces depuis tant d'années captives des barbares; prince catholique, il souffrait impatiemment de voiries chrétiens orthodoxes soumis aux héréliques ariens, « persécuteurs des corps et des âmes »^ et de même qu'au dedans il revendiquait pour la couronne tout lepouvoitqnela lex Regia avait conféré jadis aux anciens empereurs', ainsi il prétendait au dehors dominer, comme autrefois le peuple romain, sur toutes les nations humaines*. Confiant au reste dans la protection divine, se considérant tout ensemble comme le restaurateur des droits de l'empire et le champion de Dieu^, il n'attendait qu^un prétexte pour traduire en acte ses rêves ambitieux : et parmi tant de nations barbares dont il préparait la perte, ses regards se tournaient naturellement vers l'Afrique, où à tant d'autres torts les Vandales ajoutaient cette injure, insupportable pour Torgueil de Justinien, de conserver comme un trophée, au trésor de Carlhage, les ornements impériaux, symbole de l'autorité suprême, jadis ramassés dans le pillage de Rome par la main de Genséric^
Pour tenter de reconquérir l'Afrique, il ne manquait donc que l'occasion : l'usurpation de Gélimer se chargea de la fournir. On sait comment les maladresses d'Hildéric provoquèrent dans le royaume vandale une révolution intérieure (531 ) ; lassés de la faiblesse d'un roi ennemi des batailles, et dont les troupes venaient d'être honteusement défaites par les indigènes de la Byzacène, mécontents de la tolérance libéralement accordée aux Africains catholiques, inquiets surtout de la politique d'un prince qui, rompant brusquement l'alliance ostrogothique, se jetait aveuglément aux bras de l'empereur; travaillés d'ailleurs par les instigations perfides d'un rival ambitieux, les guerriers vandales renversèrent le souverain légitime et proclamèrent à