‹ L'Afrique centrale et la Conférence géographique de BruxellesChapitre 15 sur 20 · XVI PRÉFACE · texte numérisé non relu

XVI PRÉFACE

sa marche, indifférenle au sort des traînards, retrouvés massacrés sur la route, de distance en distance, la plantedes pieds invariablement brûlée; — un marsouin à doux brisques renvoyé également sur l'arrière, soucieux d'échapper aux supplices infligés par les rôdeurs Howas à nos soldats, (celui-là avait encore la force de tenir à la vie) se terrant toute la journée, immobile et muet, dans la brousse, les champs de patate ou de manioc, et la nuit rampant prudemment vers Andriba, tout en se nourrissant de racines, (longue odyssée de quinze jours d'angoisse ! » — les tués d!Andraisoro horriblement mutilés : têtes sciées et séparées du tronc, (quelques-unes emportées comme des tropliées par les ennemis) : membres amputés (l'on retrouvera la cuisse d'un français dans la galerie du palais de la Reine) ; ventre ouvert portant une chandelle plantée en son milieu; — longtemps après la prise de Tananarive, lors du recensement fait par rartillerie, encore près de Marololo, sous un fouillis d'épaisses lianes leur constituant un noir tombeau, la découverte de deux voitures Lefebvre contenant, la preniiore un, la seconde deux cadavres, perdus là depuis plus de six mois, etc.,

Ah île triste rôle de l'historien consciencieux documenté et impartial, de l'expédition de 180^! Puissent ces pauvres lignes, reproductrices fidè-

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