‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 100 sur 245 · O/), cil., I · texte numérisé non relu

O/), cil., I

tout à fait libre. « Aie pitié de moi et de toi, dit la femme de Saturus à son mari, habitant de la Proconsulaire, lorsque Hunérich, fds de Geiserich, et dont Saturus administrait les terres, voulait le forcer à se faire arien; aie pitié de nos enfants que tu vois là devant toi ; ne fais pas qu’on les réduise en esclavage, eux que notre sang ennoblit; ne me laisse pas, du vivant de mon mari, devenir l’épouse d’un homme de basse extraction et d’un état déshonorant. » Mais le mari lui répond : « Qu’ils dégradent mes enfants, qu’ils me séparent de ma femme, qu’ils m’ôtent toute ma fortune. Dieu a dit : Si tu ne renonces pas à ta femme, à tes enfants, à tes champs et à ta maison, tu n'es pas digne d’être mon disciple. » Et pourtant l’expression de Procope : ev pioîpa av5p«7ro5o>v 1 pour qu’ils fussent leurs esclaves, et dont le sens littéral est en qualité d’esclaves, indique bien une servitude personnelle quelconque. L’historien grec se sert des mots : ev ôpt-rçpou [/. o(p«, « en qualité d’otage », lorsqu’il raconte que Geiserich donna à Valentinien son fils Hunérich en otage 1 2 ; et il oppose, dans le passage dont nous parlons ici, le mot àvSponroSot, esclaves, à celui d’IXeüOepoi, libres. On ne saurait donc concilier le texte de Procope avec celui des autres historiens

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