‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 99 sur 245 · De bcllo Vandatico · texte numérisé non relu

De bcllo Vandatico

avec des prises moins avantageuses. La répartition, nous apprend Procope \ s’inspirait d’une double préoccupation qui était de tenir compte à la fois de la qualité du maître et de la considération dont avait jadis été entouré son nouvel esclave. Il en fut de même lorsqu’il s’agit du partage des biens-fonds, nous savons ainsi que le grand-père de saint Fulgence, qui appartenait à la classe la plus distinguée de Carthage, vit ses biens confisqués et attribués à des prêtres ariens 1 2. Quant aux Romains de la première condition qui ne purent se résoudre à un état de dépendance si nouveau pour eux à l’égard des maîtres qu’on leur donnait, il fut loisible à certains de s’y refuser, mais on les dépouilla absolument de tout ce qu’ils possédaient et on les contraignit à quitter le sol vandale.

Nous savons si peu de chose touchant le régime établi en Afrique pendant la période qui nous occupe qu’il serait hasardeux d’essayer d’éclaircir quelques obscurités en invoquant les coutumes d’origine germanique dont les Vandales avaient pu conserver plusieurs dispositions. Il est cependant assez probable que la répartition territoriale faite par eux et les conditions qu’ils y mirent gardèrent la trace de l'influence des codes germains. Marcus a donné dans le commentaire d’un trait rapporté par Victor de Vite 3 une interprétation qui nous semble fort satisfaisante de l’état où se trouvait la classe noble de la Proconsulaire. « Elle ne perdit pas tous ses biens, d’un autre côté elle ne se regarda pas non plus comme esclave des Vandales, mais comme

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