Victor de Vite, op. cit
2. Le siège de Carthage ne fut toutefois pourvu qu’en 481. Cf. Güntiier, dans Silzungsberichte der Wiener Akademie, Philol. Histor. Liasse, I. CXXXIV, v, 27; L. Schmidt, op. cil., p. 193.
le 25 janvier 477, il mourut1. Son fils Hunérich lui succéda 2.
Les débuts du règne de Hunérich furent pleins de promesses. Le prince se montrait doux, modéré, principalement à l’égard de ses sujets catholiques auxquels il rendit le droit de réunion que l’édit de Geiserich leur avait enlevé. Il lui prit fantaisie de persécuter un peu dès ce début de son règne. Par ses ordres on arrêta tout ce qu’on put découvrir de manichéens, on brûla les uns et on exila les autres. Il se trouva que ces manichéens faisaient partie en grand nombre du clergé arien. Tout ce mouvement n’était, en définitive, qu’une manière de battre monnaie ; les persécutions précédentes avaient dû tellement appauvrir les catholiques qu’IIunérich, ne sachant que leur prendre, calcula de les laisser recouvrer quelque bien. Cela leur valut quelques années de répit. Ils les mirent à profit, lorsque, en 381, sur les instances de l’empereur Zénon et de l’impératrice Placidie, belle-sœur de Hunérich, le roi vandale accorda aux catholiques de Carthage congé d’élire un évêque (4SI)3. Il fit à cette occasion promulguer par Witarit l’édit suivant :
1. Laterculus rcgum Vandalorum et Alanorum, dans les Mottum. Germ. Iiist., Cliron. min., t. III, p. 458: qui regnavit... ann.XXXMI, m. III, d. VI ; c’est compté depuis la prise de Carthage, cf. Victor de Vite, 1, 51 ; Procope, V, i, 7. Victor deTonn,, ann. 464. Pour la date initiale du règne de Geiserich, cf. Mommsen, Noues Arcliiv., XIV, 1891; p. 62, L. Sciimidt, op. cit., p. 76-77.
2. Procope, De bello I andalico, I, 7. Quoique la succession des rois vandales n'offre pas de difficultés, on peut consulter J. Friedlaender, Die Münzcn der Vandalen, 4n-8°, Leipzig, 1849; Mommsen, Gesch. der rom. Miinzwescn, 1869, p. 749-787 sq., 841-843; Friedlaender, Repertorium des antilien Numismati/c, 1885, p. 425; A. Sallet, Ilandbuch der Kônigl. Muséum zu Berlin, Miinzcn und Médaillon, in-8°, Berlin, 1898, n. 102.