‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 115 sur 245 · Gennadius, De viris illuslvibus · texte numérisé non relu

Gennadius, De viris illuslvibus

3. Ad VUjilium episcopum de judaica incredulitate , 10, en Appendice du Cyprien de Hartel, p. 119 sq.

U. Ibid., 8.

5. P. Monceaux, Les colonies juives dans l'Afrique romaine, dans la Rev. des Éludes juives, t. XLV, 1902, p. 25 sq.

d’une étroite amitié L Le début de son règne fut un peu troublé, mais, vainqueur, Hildérich fit tuer beaucoup de monde ; ce qui paraît avoir été le principal moyen de gouvernement parmi les rois vandales. Ap rès sa victoire sur les rebelles, Hildérich fit rouvrir les églises catholiques2; Carthage revit un métropolitain qui eutpour cathédrale la basilique de Saint- Agiléus. Après tant de persécutions on put voir fonctionner de nouveau une antique institution dont le souvenir même semblait devoir se perdre, et le 5 février 524, Boniface réunissait à Carthage un concile dans lequel on délibéra en toute liberté sur les intérêts du culte catholique 3.

En 531, à la suite d’un succès militaire remporté sur les tribus maures occupées au pillage des villes

1. Hildérich faisait frapper l’effigie de Justinien sur scs propres monnaies. Dahn, Die Konige der Gcrmanen, 1. 1, p. 166.

2. Victor Tonnonensis rapporte que Trasamund sur son lit de mort s’était fait promettre par Hildérich de ne rendre jamais aux catholiques, durant son règne, les églises qu'on leur avait enlevées. Hildérich s’en tira avec habileté, il rappela tous les évêques exilés avant de prendre possession du royaume. Cf. Sciiucking, Die Iiegierungsantritt, in-8°, Leipzig. 1899, t. I, p. 28 sq. Sur les dispositions véritables de Hildérich, cf. Paui. Diacre, Hist. rom., XVI, 7. Il avait 66 ans lors de son avènement, cf. Daterculus, 12; Corippus, Joliann., III, 262 : regem... annorum fessum numéro.

3. IIardoui v, Ida conciliorum, t. II, col. 1071, s’accorde avec Ruinart pour rapporter ce concile à l’an 525; mais on lit au début du texte que la réunion se fit dans la seconde année du règne d'Hildérich; or ce prince commenta son règne en 523. 11 y avait 60 évêques présents. Cf. Héfélé, o)i. cit., t. Il, p. 710; Ficker, dans Zeitschrift f. Kircheng., t. XXI. p. 32; Mavsi, Conc. ampliss. colt., t. VIII, col. 636. Le concile avait pour bul de fixer le rang des primats provinciaux et de régler les questions de préséance épiscopale. La Vila Futgenlii, c. 30, parle de deux assemblées des évêques de la Byzacène, en 523, l'une à Junca, l'autre à Suffelula; leurs actes ne sont pas connus; celle de Junca défendit aux évêques de s’immiscer dans les affaires ecclésiastiques de leurs collègues. Cf. Ferrand, Breviatio canonum, n. 26, dans les Opéra (édit. Chifflet), in-4°, Divioni, 1649, p. 5. 1 ita s. Futgenlii, c. 29; Héfélé, Conciliengeschichte, t. II, p. 702; Ficker, dans le Zeitschrift für Kirchengeschichte, t. XXI, p. 19.

de la Byzacène \ le vainqueur, Gélimer 1 2, fut proclamé roi sur le champ de bataille. Il accepta la couronne, marcha sur Carthage et détrôna Hildérich. En 533 , après échange de lettres menaçantes entre Justinien et Gélimer, l’empereur se prépara à une descente en Afrique.

1. Pour apprécier la décadence du tempérament vandale il suffit de rappeler que Ilildérich, petit-fils de Geiserich, avait une antipathie si profonde pour le métier des armes qu’il ne voulait pas entendre parler de choses militaires en sa présence et il axait remis à un de ses neveux, lloamer, surnommé l’Achille des Vandales, le gouvernement des troupes.

2. Le Laterculus donne Gcilamer et Gheilamir; Victor de Ton.v.. Geilimer; C. I. n. 10682 : Geiiimer; n. 17412: Geilamir.

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