Noveltc XXXVI
h. Sur la différence entre les coloni et les adscriptitii, Noveltc CLXII, 2 ; Zacharie von Lingenthal, op. cit.. p. 221-226. Surla différence entre les adscriptitii et les servi rustici, Code Justin,, XI, xlviii, 21 ; Zacharie von Lingenthal, op. cit., p. 226-227.
par ses anciens propriétaires. Ceux-ci faisaient observer que les serfs et leurs enfants nés postérieurement à l’abandon du domaine lui appartenaient et devaient lui être rendus par la loi. Justinien s’opposa à ce que la loi eût en Afrique son plein effet et à ce que l’apparition de son armée devînt pour une population considérable le signal de la servitude ; de plus il interdit de rechercher les colons qui antérieurement à une date donnée étaient entrés dans l'Église. Diverses autres dispositions furent prises par les successeurs de Justinien touchant la condition de plusieurs catégories d’individus, car l’agriculture africaine traversait alors une crise que la richesse du sol dans certaines régions ne suffisait pas à résoudre. A s’en tenir au témoignage des documents limité à une province qui, plus que les autres, eut à souffrir de la guerre continuelle pendant vingt années, la province de Byzacène, on voit que, parmi les alternatives, elle peut être présentée comme prospère. S’il en est ainsi pour elle, à plus forte raison les autres régions de l’Afrique byzantine ontelles dû conserver beaucoup de leur richesse passée.
Le commerce fut encore un élément de prospérité pour l’Afrique byzantine. Les relations existantes entre Carthage et l’Orient à l’époque de la domination vandale furent développées. « Corippus signale les objets que l’Afrique exportait à Constantinople"1, et Procope parle de l’activité du commerce des mers qui se faisait entre la capitale et l'Occident 2. D’autres indices encore laissent entrevoir la fréquence de ces relations : à partir du vie siècle en effet, on