Hist. arcana, p
voit se développer en Afrique le culte rendu aux saints d’Orient et à leurs reliques. C’est ainsi que de Syrie vient la dévotion à saint Julien d’Antioche ', en l’honneur duquel une église est élevée à Carthage 1 2, et celle de saint Romain d’Antioche; l’Egypte, avec laquelle l’Afrique entretient par Alexandrie des raprorts très étroits, y introduit le culte et les reliques des trois jeunes Hébreux, et celui de saint Isidore de Chio 3 *. Un autre saint d’Orient, saint Léontius, a une église à Tripoli 5. » Cette influence orientale se retrouve jusque dans les formes architectoniques et les morceaux de style ornemental. Des fragments d’architecture, principalement des chapiteaux, trouvés à Sfax, à Lamta, à Sousse, à Kairouan, semblent être l’œuvre d’artistes grecs s. La sculpture est représentée par deux beaux bas-reliefs, découverts à Carthage parmi les ruines de la basilique de Damousel-Karita et qui ont pour sujets Y Adoration des mages et V Apparition de l’ange aux bergers; « malgré quelque maniérisme dans le style et quelque maladresse dans les attitudes, les deux morceaux peuvent compter parmi les meilleurs que nous ait laissés l’art byzantin du vie siècle 6 ». La mosaïque,
1. Vita Grcgorii Agrigent ., c. x, P. G., t. XCVII1, col. 563.