‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 135 sur 245 · Labbe, op. cil., I. IV, 1628 sq · texte numérisé non relu

Labbe, op. cil., I. IV, 1628 sq

li. Ibid., t. IV, col. 1640 sq. Cf. Toülotte, Géographie de L'Afrique chrétienne. Proconsulaire; L. de Mas-Latrie, Anciens évêchés de l’Afrique septentrionale, dans le Bull, de corresp. afric., 1886, p. 85-

région, celle de la presqu’île du cap Bon et de ses environs; tout le reste du pays était presque délaissé et trop souvent les rares prélats se trouvaient divisés entre eux sur des questions de préséance et de juridiction ', lorsque de plus graves divergences ne les séparaient pas. Un grand nombre de paroisses étaient abandonnées1 2; quant à la partie matérielle, on sait que les confiscations et les désaffectations avaient privé les églises de leurs domaines, de leur mobilier, et souvent même les avait soustraits aux catholiques pour les transmettre aux ariens.

C’était de cette désorganisation et de cette humiliation qu’il fallait relever l’Église d’Afrique. Mais nous ne savons pas avec exactitude tout ce qui était, à faire, ni tout ce qui fut fait. Une comparaison des listes des évêques présents aux conciles de 525 et de 646 permettrait de juger de l’œuvre accomplie, malheureusement la liste de 525 est partielle, la Byzacène n’y est pas représentée 3 4, la Numidie n’a que des délégués ainsi que la Tripolitaine 5 6 ; quant aux Maurétanies Sitifienne et Césarienne, elles sont moins bien partagées encore. Un document dont la perte est irréparable, les actes du concile de Carthage de 534 auquel prirent part 220 évêques, aurait pu nous renseigner avec exactitude sur la situation de l’Église d’Afrique à l’heure où commençait pour elle une époque nouvelle.

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