‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 136 sur 245 · Ibid., t. IV, col · texte numérisé non relu

Ibid., t. IV, col

6. Ibid., t. IV, col. 1755, Cf. Byzantinischc Zeitschrift , t. H, p. 26, 31-32, fragments d'une liste conciliaire.

Au concile de 525 nous voyons encore en vigueur la division en six provinces ecclésiastiques, division datant du ive siècle; ce'sont : Tripolitaine, Byzacène, Proconsulaire, Numidie, Maurétanie Sitifienne et Maurétanie Césarienne1. La hiérarchie, malgré les vides faits dans ses cadres, était également immuable et, au début de la domination byzantine, le pape n’eut qu’à confirmer les privilèges anciens du siège métropolitain de Carthage 2. La seule innovation introduite alors pourrait avoir été la réunion de la Tingitane 3 4, qui aurait suivi au point de vue ecclésiastique la même destinée qu’au point de vue administratif puisqu’elle fut rattachée vers ce temps au reste de l’Afrique h La situation du christianisme africain pendant la dernière période de son histoire est plus précaire qu’on ne serait tenté de le croire et porte déjà les germes de décadence. « En fait, dit M. Ch. Diehl 5, l’étendue du pays chrétien diminue sensiblement; les deux cent vingt évêques qui, en 534, vinrent siéger au concile de Carthage, paraissent avoir appartenu aux trois seules provinces de Proconsulaire, Byzacène et Numidie 6 ; et on conçoit en effet qu’à cette date, comme d’ailleurs durant les guerres qui si longtemps troublèrent au vie siècle l’Afrique byzantine, les prélats des régions

1. Morcelli, Africa christiana , l. I, p. 33, cf. Larde, op. cil., t. IV, col. 1640-1641, 1633. Les évêques de la Tingilane ne figurent ni sur la Notilia de 484, ni au concile de 525.

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