Tractai, in psalm. CXLVII
3. S. Augustin, Epist. CH, 31; P. Berger, Noie sur un squelette de baleine conservé à Carthage, dans les Comptes rendus clc l'Académie des Inscr., 1893, p. 10A ; A. L. Delattre, Notes archéologiques, 1892, 1893, p. 3. C’est à propos de l’aventure de Jonas que saint Augustin dit ceci : « Pour ne pas rappeler ce que nous diseul de la taille des monstres marins ceux qui ont eu affaire à eux, le ventre que garnissaient ces côtes, qui sont exposées en public à Carthage et bien connues de tout le monde, combien d’hommes ne pouvait-il pas contenir dans sa cavité et quel trou béant ne devait pas former, quand elle s’ouvrait, la bouche qui était comme la porte de cet autre, chacun peut s’en rendre compte. »
L’AFRIQUE CHRÉTIENNE AU IVe SIÈCLE. 23
cabinet d’anatomie comparée, au Muséum, était une des curiosités de Carthage. N’est-il pas intéressant de voir ce peuple de marins conserver ainsi des spécimens de ces habitants de la mer qui formaient une partie de leur richesse et contre lesquels ils avaient à lutter ' . » Peut-être conservait-on encore la peau des trois femmes velues capturées par Hannon sur la côte d’Afrique et qu’il fit abattre et écorcher parce qu’elles mordaient leurs conducteurs. Ces femmes étaient non des négresses mais des gorilles 1 2.
Parmi les édifices on admirait le Forum, et, à proximité, les imposants portiques sous lesquels se tenaient les changeurs et où se traitaient les affaires : c’était la Bourse ( vicus argentarius)3.
Au point de vue chrétien, Carthage était, comme Rome, partagée en sept régions 4 ayant chacune son clergé distinct. Les documents contemporains mentionnent vingt-deux basiliques5. Aucune ville ne pouvait rivaliser avec la capitale de la province ; cependant nous constatons que les édifices du culte chrétien étaient généralement nombreux dans les villes. Ils se ressentaient en Afrique du caractère com-